« Sauvons les riches » passe à l’action !

Publié le par checks and balances

Le décret publié le 31 mars au matin sur la rémunération des patrons est une bonne blague. Tout le monde en convient (même L’Express…). Il ne s’attaque en aucune façon aux rémunérations indécentes. En effet…

-  Le décret n’interdit que les stock options et les actions gratuites. Les bonus seront simplement encadrés. Les salaires et les retraites restent illimités.
-  Ces timides ajustements ne concernent que six banques et deux constructeurs de voitures portés à bout de bras par le contribuable.
-  Le décret n’est que très provisoire puisqu’il prendra fin l’année prochaine. Et il n’est même pas rétroactif !

Pour les propriétaires de yachts, la vie restera une longue et fastidieuse régate. Le PDG de la Société générale Daniel Bouton peut garder sa rente à vie d’un million d’euros par an. L’ex-PDG de Valéo pourra occuper sa triste vie à dilapider l’argent de son parachute doré de 3,2 millions d’euros. Tous les hauts salaires du CAC 40 continueront leur « profitasyon » quotidienne comme avant. Et, au-delà des quelques dirigeants médiatisés, il y a tous les PDG d’entreprises de plus de 2 000 salariés, dont le seul salaire moyen net est de 40 000 euros par mois (source insee) !

Mais, si l’Elysée aime rire, nous aussi… Pour tout vous dire, le nouveau collectif « Sauvons les riches », qui a fait une première apparition très remarquée en carrosse au cours de la manifestation du 19 mars, avait prévu le coup. En représailles à ce décret humoristique, notre collectif ira sauver, jeudi 2 avril à 12h30, un symbole du régime. Ray ban pour tout le monde, car attention les yeux !

Vulgarité, appât du gain, ostentation, opportunisme… : notre mystérieuse cible avait tout pour attirer nos soins charitables. Et pour sa première action dans le monde des nantis, « Sauvons les riches » ne pouvait pas aller ailleurs que sur la plus clinquante avenue du monde : les Champs Elysées !

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Publié dans démocratie

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